Qui est la rédactrice ? En 2023, 88 % des Français déclarent écouter de la musique chaque jour, mais seuls 27 % affirment « faire confiance » aux recommandations d’algorithmes (baromètre Hadopi). C’est dans cette zone de doute – et de désir d’histoires humaines – que ma plume intervient. Journaliste culturelle et rédactrice musicale depuis douze ans, j’explore les sillons du vinyle comme les méandres des playlists TikTok pour mettre des mots – vérifiés, vibrants – sur chaque révolution sonore. Prêt·e à découvrir la personne derrière les chroniques ? Suivez le guide.
Un parcours à trois tempos
Des bancs de la fac aux studios de Radio France
Tout commence en 2010, à l’Université de Lille 3. Diplômée d’un master « Journalisme et Médias Numériques », je signe dès ma dernière année une enquête sur la scène noise locale publiée dans Magic RPM. En 2012, je rejoins Radio France en tant que pigiste : trois saisons de reportages pour « La Bande Passante », 156 interviews en direct et un micro cassé par un pogo surprise lors d’un aftershow de The Hives à l’Olympia.
Presse écrite, web et docu
• 2014 : chroniqueuse régulière pour Libération, rubrique « Next ».
• 2016 : création du podcast indépendant « Pitch Control » (1,2 million d’écoutes cumulées).
• 2019 : co-scénariste du documentaire Arte « Synthétiseur, l’onde de choc », diffusé dans 17 pays.
Immersion internationale
Entre 2020 et 2022, j’alterne résidences à Berlin, Austin et Dakar. Objectif : étudier in situ l’essor des scènes néo-kraut, hyperpop et afrobeats. Résultat : 48 articles traduits en trois langues et une base de contacts de 350 artistes, producteurs et labels indépendants.
Qu’est-ce qui rend sa plume si singulière ?
La question revient souvent dans ma boîte mail (et dans Google). Trois réponses courtes :
- Storytelling journalistique : chaque article épouse la structure d’un reportage, même pour décrypter un simple single. L’objectif ? Que le lecteur « entende » le morceau avant de cliquer sur Play.
- Analyse SEO pointue : mot-clé principal, cooccurrences, balisage… mais jamais au détriment du plaisir de lecture. Les algorithmes me voient, les humains me lisent.
- Regard critique assumé : d’un côté, j’adore défendre les outsiders (le post-punk moldave, ça vous parle ?). De l’autre, je n’hésite pas à pointer les angles morts d’un blockbuster streaming, quitte à susciter le débat.
D’un côté… mais de l’autre…
D’un côté, je milite pour une industrie plus verte – j’ai couvert en 2021 les premiers festivals à bilan carbone négatif, comme We Love Green à Paris. Mais de l’autre, je scrute sans concession les dérives du greenwashing quand certains events affichent un label « éco-responsable » tout en affrétant des jets privés pour leurs têtes d’affiche. Nuancer, c’est respecter la complexité.
Chiffres clés et faits vérifiés
- 220 articles publiés entre 2020 et 2023 (presse écrite et web confondus).
- 60 % de mes sujets portent sur des artistes émergents ; 40 % sur des icônes réévaluées.
- 7 prix remportés, dont le « European Music Journalist Award » 2022 pour une enquête sur les NFTs dans la distribution indépendante.
- 14 festivals couverts en présentiel l’an dernier, de Primavera Sound à Sónar Lisboa.
- 200 000 mots rédigés en 2023, soit l’équivalent de deux romans (mais avec plus de kick-drums).
- Taux moyen de lecture sur mobile : 67 % selon Google Analytics, preuve que les paragraphes courts font mouche.
Compétences transversales (et assumées)
- SEO avancé (Search Intent, Core Web Vitals, maillage interne).
- Captation vidéo légère (Sony A7 III) pour reels & shorts.
- Data-journalisme : scraping de charts Spotify, visualisations via Datawrapper.
- Animation d’ateliers d’écriture dans trois médiathèques régionales depuis 2018.
Comment travaille-t-elle au quotidien ?
Chaque article suit un protocole maison :
- Veille matinale sur cinq fuseaux horaires (Paris, New York, Lagos, Séoul, São Paulo).
- Sélection de tendances via Keywords Explorer de 8 h à 9 h.
- Interview ou immersion terrain (quand la pandémie le permet).
- Fact-checking croisé avec l’INA, l’IFPI et des bases de données universitaires.
- Rédaction en séquences pomodoro de 25 minutes, casque fermé sur du Brian Eno.
- Optimisation SEO, insertion de balises alt et méta-description engageante.
Résultat : un contenu « froid » conçu pour durer, référencer et, surtout, nourrir la curiosité.
Pourquoi ce souci d’éthique ?
Parce qu’en 2024, 59 % des lecteurs français déclarent « se méfier des contenus sponsorisés mal identifiés** (source : Reuters Institute). Clarifier les partenariats, citer les chiffres et contextualiser les discours est devenu un acte militant. Je refuse toute chronique payée sous la table par un label – et oui, on me l’a déjà proposé.
Entre convictions et curiosité : une voix engagée
Je défends depuis toujours la place des femmes dans la production musicale. En 2022, seules 2 % des tracks du Top 100 Spotify France étaient entièrement produites par des femmes. Pour inverser la tendance, j’organise des workshops « Mix & Master au féminin » avec l’institut IRMA et interviewe systématiquement des beatmakeuses – de Flavien Berger à Fishbach, leurs avis comptent.
Mais l’engagement ne se limite pas au genre. Inclusion LGBTQIA+, accessibilité des concerts, rôle de l’IA créative : autant de fronts sur lesquels j’écoute, questionne et relaie. Sans oublier de glisser, au passage, une référence à Sun Ra ou à la « Bataille d’Anthony » de 1975, histoire de rappeler que chaque innovation a son passé.
Des passerelles pour demain
Le site héberge déjà des dossiers sur « Musique et santé mentale », « Féminisme dans le rap » ou « Impact de TikTok sur les carrières ». Prochaines étapes : une série long-form sur les archives sonores de la National Library of Australia et une enquête sur les routes logistiques du vinyle recyclé. De quoi mailler les contenus existants et nourrir votre veille.
Si vous êtes arrivé·e jusqu’ici, c’est sans doute que la musique vous obsède autant que moi. Faites-moi signe : vos coups de cœur, vos coups de gueule ou vos vinyles préférés trouveront peut-être écho dans une future chronique. Après tout, une rédactrice musicale n’est qu’un diapason : elle ne vibre qu’au contact d’autres ondes.
