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Pour son seul en scène humoristique « Pas d’soucis », Philippe Fertray se fait une joie de manier les mots pour dénoncer tous les travers qu’il perçoit dans la société actuelle. Parfois avec réussite, et parfois sans.

 

Tout a commencé pour lui par les différentes vidéos qu’il postait sur internet. Depuis 2011, celui qui s’appelait au départ Al Zimmer, multiplie les sketchs. Il était donc naturel que, pour ce spectacle, Philippe Fertray, qui a toujours travaillé dans l’image en tant que peintre, illustrateur, graphiste, vidéaste, créateur d’effets spéciaux (et on en passe) pour le cinéma et la télévision, commence par une vidéo. On y décèle tout de suite le ton qui va être donné pendant un peu plus d’une heure et demie, dans son spectacle « Pas d’soucis ». « Vous êtes des gens bons (comprendre jambons), « Chez vous tout est bon », lâche-t-il ainsi entre autres volées de contrepèterie, a une assemblée de cochons tout heureux en train de paître dans un champ.

 

« De Twist and Shout à Tweet and chatte »

 

Après quelques minutes, arrive enfin le cœur du spectacle, c’est-à-dire Philippe Fertray lui-même. Blazer violet sur chemise à fleurs, pantalon à carreau et sac sur le dos, il débarque sac sur le dos pour déballer, sans jamais s’arrêter, un long répertoire de blagues, où de minutes passé à décrire une réalité souvent absurde et parfois désabusante, à commencer tout d’abord par les réseaux sociaux : « On est passé de Twist and Shout à Tweet and chatte ».

Puis vient la partie sur les mots contractifs, qui débouche au fameux « Pas d’soucis » qui est inscrit en grand sur les affiches du spectacle. Sans oublier la dizaine de minutes consacrées aux USA, avant celle, attendue, sur la télévision et les « spécialistes », qui peuplent les plateaux TV. Au premier rang desquels se trouve « Tristine Angoisse » (pour celle-là, on vous laisse déchifrer tout seul), qui est parodiée au cours d’une longue mise en scène parfois drôle mais où l’absurde prend parfois (trop) le dessus. Et puis rayon médias, les journalistes y passent forcément, surtout les journalistes sportifs. Cette fois, même les intéressés peuvent esquisser un sourire, puisque la mise en scène n’est ni bête ni méchante.

C’est d’ailleurs le cas de l’ensemble du spectale, parfois percutant, parfois long, et si une grande partie de la salle du théatre de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, où Philippe Fertray se produit pour « Pas d’soucis » depuis 2015, et ce jusqu’au 28 juin, pour « la prolongation des prolongations », certains restent de marbre. Une « fausse fin », là encore très amusante, suivi d’une vidéo de « relaxation boudhiste », permet de boucler la boucle. Avec ce message : « Si vous avez aimé, envoyez vos amis, si vous n’avez pas aimé, envoyez vos ennemis ». Du coup, cela vous laissera toujours une option. Malin.

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