mardi, septembre 22, 2020
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Interview Marlène Duval : « La téléréalité m’a permis de réaliser mes rêves »

Repérée en 2002 dans Loft Story, Marlène Duval a rapidement trouvé son public grâce à la reprise du titre « Un enfant de toi », chanté en duo avec Phil Barney. Depuis, la chanteuse a participé à deux reprises aux Anges de la Téléréalité, elle a lancé sa propre collection de lingerie et travaille sur son premier album. Pour Actumedias.fr, Marlène Duval retrace son parcours.

En 2002, vous avez été repérée dans la deuxième saison de Loft Story. Que s’est-il passé depuis ?

En effet, tout a commencé avec Loft Story, c’est grâce à cela que j’ai été repérée. Je suis restée une semaine dans l’aventure mais j’avais pris l’habitude de chanter « Un enfant de toi » de Phil Barney. Peu de temps après, j’ai pu enregistrer une reprise de cette chanson avec Phil Barney en personne, dont j’étais fan. Et le titre a eu un succès fulgurant. Il s’est vendu à près d’un million d’exemplaires. On a tout de suite été dans le top des ventes pendant plusieurs semaines alors qu’on ne passait pas à la radio, parce que quand vous venez de la téléréalité, les radios sont frileuses. Et puis on a fait une tournée dans toute l’Europe.

Vous avez ensuite écrit un second titre ?

Le succès d’« Un enfant de toi » m’a permis de continuer sur cette voie. Phil Barney m’a écrit un second titre intitulé « Qui je suis ? » Mais après ça, j’ai eu besoin de faire une pause. Depuis mon passage dans le Loft, à 22 ans, je n’avais pas arrêté, j’étais tout le temps en tournée, toujours partie. J’avais besoin de me retrouver avec moi-même. Et puis ma maman était malade, elle a eu un cancer, donc j’ai eu besoin de me mettre au vert et de passer du temps près d’elle.

À quel moment avez-vous renoué avec la musique ?

Quand ma mère s’est rétablie, j’ai décidé de quitter la France, je suis partie en Espagne. En France, la célébrité compliquait tout, il était difficile de faire mes courses ou des choses lambda, j’avais l’impression que ma vie ne m’appartenait plus. En Espagne, l’idée n’était pas de reprendre la musique, je voulais surtout retrouver ma vie de jeune fille, la simplicité. Et puis, la musique m’a rattrapée. J’ai fait la rencontre d’un célèbre compositeur, dans l’univers house, avec qui j’ai fait un titre qui s’appelle « Be Free ». Avec cette chanson, je suis un peu devenue la marraine du milieu gay, j’ai chanté dans tous les clubs gays d’Europe.

Vous avez ensuite participé aux Anges de la téléréalité ?

Avant cela, je suis rentrée en France parce que le titre a pas mal fonctionné. J’ai fait la grande marche des fiertés, place de la Bastille, avec différents artistes et c’est à la suite de cela que j’ai été contacté par la production des Anges de la Téléréalité. L’émission était en projet aux États Unis à l’époque. L’idée était de choisir des personnes qui avaient marqué la téléréalité pour les faire connaître aux États Unis dans leurs projets professionnels. L’aventure m’a tenté. J’ai donc fait la première saison à Los Angeles en 2010. L’émission a tout de suite eu un gros succès. Ça a relancé pas mal de choses pour moi.

Cela vous a permis d’avoir de nouveaux projets dans la musique ?

En effet. J’ai rencontré Ricardo les Gipsy qui fait partie du groupe des Gipsy Kings. J’avais vécu un long moment en Espagne, j’avais envie de faire quelque chose avec des guitares, c’était complètement leur univers. Donc on a fait un album de reprise, qui nous a permis de faire une grosse tournée. Avec eux, c’est beaucoup de scènes, ils aiment être sur les routes.

Puis j’ai à nouveau été appelée par les Anges de la téléréalité, pour refaire une émission à New-York, trois ans après la première. Ça m’a permis d’avoir à nouveau un succès phénoménal, Les Anges au début, c’était quelque chose.

Aujourd’hui, quelle vision avez-vous de la téléréalité ?

Je ne vais pas cracher dans la soupe. C’est un beau tremplin quand on sait faire des choses après. Cela a changé ma vie. J’avais 22 ans, si je n‘étais pas passé par là, je n’aurais pas le confort financier que j’ai, je n’aurais pas réalisé mes rêves. Et c’est grâce à cela que je peux financer mes projets aujourd’hui.


En parallèle, grâce à ces expériences dans la téléréalité et à vos premiers titres, vous avez fait des placements d’argent pour sécuriser votre avenir.

Cela m’a en effet permis d’être à l’aise financièrement. J’ai donc investi dans des petits projets immobiliers pour me mettre à l’abri. Grâce à cela, je vis aujourd’hui très bien. Ma maman m’a beaucoup incitée à faire ces démarches lorsque j’ai commencé à gagner beaucoup d’argent. Désormais, je peux vivre de mes passions tout en sachant que je suis en sécurité. Aujourd’hui, je possède 12 petites studettes. Ce ne sont pas des grosses surfaces mais ce sont des logements particulièrement rentables sur le long terme.

Vous vous êtes ensuite consacré à un nouveau projet en lançant votre propre collection de lingerie ?

J’avais envie de faire autre chose. J’ai toujours été attirée par la lingerie, donc je me suis dit pourquoi pas créer ma propre collection. J’ai collaboré avec une styliste mais comme je n’y connaissais rien ça a pris du temps. J’ai fait un lancement officiel avec un fashion show durant la Fashion Week en 2019. Phil Barney est venu sur scène avec moi. Je voulais faire quelque chose de très américain. J’ai préparé le show pendant plus d’un an, je me suis inspirée de Vegas, et des shows à la Victoria’s Secret car aujourd’hui je vis entre la France et Les États Unis. Mais je n’ai pas eu envie de laisser tomber la musique. En parallèle, j’ai donc lancé le titre « Emmène-moi » en fin d’année 2019.

Et vous travaillez depuis sur les autres titres de l’album ?

Oui, j’ai toujours fait des opus mais jamais d’album. Avec mon expérience, j’ai pu me mettre à la production, j’ai créé mon label pour pouvoir produire d’autres artistes. Puis je suis rentrée en studio pour finir les titres de l’album. J’ai envie de faire différents duos avec d’autres artistes parce que pour moi ça a commencé comme cela. J’avais également envie d’avoir des sonorités plus latines. Je discute notamment avec un artiste en Amérique du Sud. Mais depuis le début du confinement, tout est un peu stoppé. Pour autant, cela fait du bien quand on est artiste, ça permet de réfléchir à des idées pour après.

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