samedi, octobre 31, 2020
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Interview Lunis : On est bretons, têtus et on sait ce qu’on veut !

Laurène et Louis se sont rencontrés il y a dix ans en Bretagne, grâce à une vidéo Youtube. Ensemble, ils ont participé à la Star Academy, signé avec Universal, quitté Universal, sorti un EP, plusieurs titres… Avant de tourner la page Laurène et Louis et de créer une nouvelle histoire avec Lunis. Pour Actumedias.fr, ils retracent leurs parcours.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Louis : En 2010, je regardais des vidéos sur internet et je suis tombé sur une vidéo de Laurène, j’allais fermer la page quand j’ai vu qu’elle donnait un concert à Quimper, juste à côté de chez moi. Moi j’organisais un concert une semaine après avec une amie. Je suis allée voir Laurène à Quimper et je lui ai proposé de se joindre à nous. Mais elle m’a gentiment dit non.

Laurène : J’étais en seconde à ce moment-là, c’était une période compliquée pour moi au niveau scolaire, je venais de redoubler. Et puis finalement mon père m’a conseillé d’y aller, donc j’ai fait ce concert. On a fait des chansons chacun de notre côté et, avec Louis, on s’est rendu compte qu’on avait un morceau en commun, pas très connu, c’était improbable. Donc pour finir le concert, on l’a fait ensemble. Et sans avoir rien préparé, on s’est rendu compte qu’il se passait un truc et que musicalement on se comprenait beaucoup. On a senti une sorte d’alchimie. Ensuite on a continué à faire des concerts ensemble jusqu’à ne faire que des duos.

On vous a découvert pour la première fois dans la Star Academy en 2012, comment avez-vous intégré l’émission ?

Louis : La prod nous a contactés. Elle nous avait repérés sur Youtube. Mais ça a failli ne pas se faire parce que la chanson que l’on chantait était en anglais et la personne qui regardait la vidéo pensait qu’on était étrangers.

Laurène : Quand on m’a contacté, j’étais à la fac. Au début, je rigolais, je pensais que c’était une blague. J’ai dit que je rappellerai mais sans grande conviction. J’en ai parlé à Louis et puis on s’est dit pourquoi pas. On ne savait pas si une chance comme celle-ci se représenterait. On a été contacté un vendredi et les castings se terminaient le dimanche. On est parti à Paris et on a fait le casting le plus à l’arrache de l’histoire des castings, on n’était pas du tout au point, forcément on n’avait rien préparé. Et finalement on a été pris.

Quels souvenirs en gardez-vous ?


Laurène : on a vécu une expérience un peu différente tous les deux parce qu’on n’a pas eu les mêmes chances d’exposition. C’est une téléréalité donc le but c’est de créer des tensions entre les candidats. Parfois sur les primes, Louis n’avait aucune chanson et moi j’en avais sept. Ce n’était pas vraiment équitable pour tous les artistes. Il est resté un mois et il n’a chanté que trois chansons. Pour ma part, ça m’a vraiment permis de gagner confiance en moi. Ça m’a beaucoup apporté, ça m’a fait grandir. Et on est sorti avec un réseau qu’on n’aurait jamais eu sans cela.

Louis : C’est une émission de télé, on l’a vraiment pris comme un moyen de nous donner de la visibilité. Donc on n’a pas eu trop de déception parce qu’on n’attendait peu de choses. Et finalement Laurène à gagner, donc c’est un peu énorme.

Pourquoi l’émission vous a-t-elle pris tous les deux ?

Laurène : Je pense que le fait qu’on soit en couple, ça les intéressait beaucoup. On savait, avant même d’aller dans l’aventure, que le but allait être de casser le couple. Quand ils ont compris deux semaines plus tard qu’ils n’y arriveraient pas, ils sont passés à autre chose. Il faut être fort mentalement pour participer à ce genre d’émission, nous on avait de la chance on était deux.

Quelles portes vous a ouvert cette victoire ?

Laurène : La condition était de signer un contrat avec Universal avant même de rentrer dans l’émission. Nous on l’a signé sans trop se poser de question parce qu’on était convaincus de ne pas gagner. On a découvert le contrat en sortant en fait. Mais quand tu gagnes un télé-crochet, tu n’as pas la main mise sur les titres que tu vas sortir. Nous, on est bretons, on est têtus et on sait ce qu’on veut, et ce qu’on voulait ce n’était pas ce que la maison de disques voulait et inversement. Donc assez vite on s’est rendu compte qu’on n’arriverait jamais à se mettre d’accord et on a décidé de partir. Ils ne nous ont pas proposé grand-chose et ce que nous on proposait, ça ne leur allait pas. Et puis humainement, le feeling ne passait pas. Pour nous, c’est le plus important.

Louis : On était dans un monde qui ne nous convenait pas du tout. Et on ne concevait pas le fait de faire quelque chose qui nous plaise moins pour que ça marche mieux. On a de la chance de faire de la musique notre métier, ce n’est pas pour que ce soit une tare pour nous. On a envie de s’éclater et que tout le monde s’amuse.

Comment avez-vous réussi ensuite à sortir vos propres titres ?

Louis : Finalement, Universal nous a apporté pas mal de choses : des contacts, des auteurs avec qui on a continué à travailler, de l’expérience. Grâce à cela, on a rencontré le producteur avec qui on a sorti les premiers titres de Laurène et Louis : Love or die, un EP et On ira où. Mais on avait besoin de sortir beaucoup plus de morceaux. Pendant un an et demi après avoir sorti Love or die, on n’a rien lancé. Ça a été une perte de temps assez considérable et on voyait qu’on était parti pour faire la même chose sur les autres morceaux donc on avait envie de sortir les titres par nos propres moyens. Nous on ne fait pas de la musique pour viser les étoiles, si ça arrive tant mieux mais l’idée c’est de partager un truc avec le public et ça on le faisait plus.

C’est là que vous avez tourné la page de Laurène et Louis…


Louis : A ce moment-là, on a créé Lunis, en effet. On est des hyperactifs de la musique, on écrit tout le temps, on compose tout le temps, on a envie de partager avec les gens et on avait un peu perdu ça. Pour le retrouver, on avait besoin de lancer une nouvelle histoire.

Votre premier morceau était donc un featuring avec Royale Avenue et Yall ?

Laurène : Oui, on savait que ça allait nous apporter beaucoup de visibilité, c’était un bon point de départ pour que les gens entendent parler de nous rapidement. Et puis surtout on était fan du morceau. On adore travailler avec d’autres artistes.

Le dernier titre que vous avez sorti, en mars, en duo est Des Roses, avez-vous un prochain morceau dans les cartons ?

Louis : Oui on va sortir une reprise avec Besomorph : Apologize de One Republic qui sortira le 8 mai. Puis on prépare la suite. Mais pendant le confinement on ne peut pas vraiment sortir de morceaux puisqu’on ne peut pas les défendre, on n’a pas le droit d’aller voir les radios. Donc en attendant, on publie plein de reprises sur notre chaîne Youtube !

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