vendredi, novembre 24, 2017
ActuMédias.fr | Webzine 100%  culturel & musique  Chroniques et Interviews !

Interview David Zaoui « Je suis un tueur humaniste » !

Roman : « Je suis un tueur humaniste »

Auteur : David Zaoui

Éditeur : Paul & Mike

Date de sortie : Février 2017

Résumé : Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages. Mais attention ! Un tueur à gages, certes, mais humaniste !  Et… qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer. David Zaoui , est né David ZAOUI est né en 1977 en banlieue parisienne. Il a travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années aux États-Unis. Il a suivi les cours Florent pendant 4 ans où il a découvert la mise en scène, a sillonné la planète, ne se lasse pas de découvrir de nombreux pays, de nouvelles cultures. C’est fort de toutes ces expériences que David se consacre aujourd’hui à l’écriture, une inspiration débordante et des projets multiples …  Actumedia a eu le bonheur d’échanger avec lui quelques instants que nous partageons avec vous.

Djazia : Bonjour, David Zaoui, ravie de te recevoir sur Actumedias, on va se promener à travers ton parcours tous les deux en embarquant nos lecteurs, es tu prêt ?

David: Merci à Actumédias de me recevoir ! Allons-y !

Djazia : Tu as travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années aux USA.quelle expérience en tires tu ?

David: Ce fut une belle expérience, durant laquelle j’ai beaucoup appris. J’ai monté une boîte de production aux USA alors que je parlais à peine l’anglais, mais j’étais hyper bien assisté par mon associé, il y eut d’ailleurs des situations assez cocasses et dont je garde d’excellents souvenirs ! J’ai travaillé avec de nombreux auteurs et je réalisais un rêve, moi qui avais grandi et vécu dans une cité du 93, d’où je réalisais des courts métrages avec tous les gamins du quartier, voilà que j’évoluais à Los Angeles…

Djazia : Tu as beaucoup voyagé, tu as également pris des cours de Theatre pendant 4 ans où a découvert la mise en scène et le métier de comédien, pourquoi l’écriture aujourd’hui ?

David : Au théâtre, plus précisément au Cours Florent, j’apprenais le métier de comédien et celui également de la mise en scène. J’écrivais mes courts métrages que je réalisais en bas de chez moi, dans le 93 et puis j’écrivais aussi des pièces de théâtre de style plus classique. D’un côté, j’écrivais des courts métrages dont la thématique était urbaine, puis de l’autre, des pièces en alexandrins. Et puis, je me suis mis à écrire des longs métrages puis des séries et des programmes courts, et je lisais, je lisais inlassablement des romans avec une passion pour la littérature. Je caressais le rêve d’écrire un roman, mais je n’osais pas, je ne m’en sentais nullement capable. C’était pour moi, du domaine de l’infranchissable. Je voyageais beaucoup aussi et je prenais inlassablement des notes. Et puis, pour la petite histoire, un soir, alors que je me promenais dans une librairie, je pose une question à ce libraire taciturne : « Pouvez-vous me conseiller un roman à la fois drôle, fou, émouvant et écrit à la première personne ? » Il m’a juste répondu ce qui allait changer ma vie : « Bof. J’sais pas. Ce livre, écrivez-le ! » Il ne pouvait mieux me dire. Et je m’y suis mis le soir même.

Djazia : comment t’es venue l’idée de ton livre : Je suis un tueur humaniste ?

David : Cette idée d’un tueur humaniste était celle d’un film que j’envisageais de réaliser. J’en avais donc écrit un long métrage et j’avais approché Gérard Depardieu que j’avais rencontré sur le montage d’un court métrage. Gérard m’avait aidé, présenté un producteur, il fut bienveillant à mon égard, alors que je l’avais rencontré avec le culot qui me caractérise. Je l’appelai, je traînais sur les tournages de ses films et il me donnait des conseils. Un jour, je lui ai proposé ce script du tueur qui rend heureuses ses futures victimes avant de les supprimer. Il m’a gentiment dit qu’il ne pourrait pas faire le film, mais il m’a donné un conseil rapide et que je n’ai pas oublié : « Fais-en un roman, mon grand ! ». Quelques années après, je l’ai écouté et je l’ai fait.

Djazia : Il ne serait pas un peu philosophe ce tueur humaniste ?

David:C’est en effet un tueur philosophe. Un tueur doté d’une réflexion assez fine sur le monde. Il écoute du Brahms, il lit et observe le monde, il aime à le commenter, à l’étudier, même. En somme, c’est un tueur au grand cœur, sensible et fondamentalement altruiste.

Djazia : Pour aimer les autres il faut s’aimer soi-même, et pour détester les autres faut-il se haïr autant ?

David: Il est malheureusement envisageable que la haine de soi conduise à la haine de l’autre. La haine envers son prochain est d’abord une tumeur dont on doit se guérir. C’est aussi, il me semble, une faiblesse ; faute de mieux. La haine qui est la colère des faibles donne une raison de vivre. Je lui préfère définitivement l’amour.

Djazia : Dans ton œuvre, on y trouve du cynisme, l’humour un peu sarcastique… ça te ressemble ?

David : Je crois bien, que oui…

Djazia : Quel livre aurais-tu adoré écrire ?

David:Je respecte bien trop les auteurs pour avoir la prétention de dire que j’aurais aimé écrire l’une de leurs œuvres. Chaque œuvre est unique et d’une certaine manière, éternelle.Il y a déjà tant de livres que j’aimerai lire… Lorsque j’imagine le nombre de livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être heureux.

Djazia : Quelle question te taquine l’esprit et reste sans réponse ?

David:Et bien, des questions un peu stupides, comme celle-là : Pourquoi le mot « minuscule » contient plus de lettres que le mot « grand » ?

Djazia : Si notre échange était un roman, quel titre lui donnerais-tu ?

David : Faisons simple : « Conversation chaleureuse, en attendant la prochaine, avec Djazia Benhabiles ! »

Djazia : David Zaoui merci pour ce moment (ce n’est pas pour faire référence à un titre de livre), ou pourrions nous trouver le tien justement ?

David:Dans toutes les bonnes librairies et sur toutes les Marketplace : Amazon, la Fnac, Decitre, Cultura, iBooks…

Djazia : Une dernière pour la route ?

 David: J’espère répondre à tes prochaines questions, pour mes prochains romans qui sont en route !

Djazia : Quelle question aurais-tu aimé que je te pose ?

David:Quelle question n’aurais-tu pas aimé que je te pose ? (rires)

Like this Article? Share it!

About The Author

Associeé , Journaliste Actumedias.fr

1 Comment

  1. Ahrends 15 juillet 2017 at 17 h 21 min

    Toujours aussi fraiches et enthousiasmantes ces interview de Djazia!

Leave A Response