jeudi, avril 26, 2018
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Il existe des épreuves qui deviennent des causes , surtout si celles ci nous touchent  dans le plus profond de nos chaires

Actumedias est partie à la rencontre d’une mère courage: Manuela Bruckert dont le fils est atteint d’Autisme , elle nous raconte à travers le film Et toi t’aurais fait quoi? son parcours, une histoire touchante , tendre et bouleversante. Ce film est avant tout une très belle déclaration d’Amour

Actumedias vous propose de découvrir l’interview réalisée avec les comédiens, l’auteur et le réalisateur du film : Et toi t’aurais fait quoi?

Djazia Benhabilés: Quel a été pour vous  le fil conducteur de ce projet?

Nicky Naudé (comedien): Le fil conducteur c’était au travers d’une fiction de mieux faire découvrir ce qu’est l’autisme et les difficultés que peuvent rencontrer ce qui sont atteint de cette maladie, et comment les proches vivent aux cotés de ces gens là, quand on c’est rencontré avec Manuela, elle m’as fait part de son projet qui m’a tout de suite séduit pour humblement servir cette cause au travers de ce projet de fiction pour mieux informer, en espérant qu’il puisse contribuer à faire avancer les choses, je viens en même temps de vous répondre à la deuxième question

Samuel Torres Bianconi (Comedien) : Le fil conducteur était d’être avec les enfants le plus normal possible
En sachant écouter leurs besoins leurs craintes,leurs joies être à l’écoute de chaque mouvements

Guy Amram (Comedien) : le fil conducteur du projet , c’est l’énergie qu’ont mis Manuela et Sébastien pour que ce film voit le jour . Sans budget , il faut un sacré mental et une énergie sans pareille , croyez moi !

Laurent Zimmermann (Voix off) :  Le fil conducteur de ce projet part de l’histoire personnelle de Manuela..Son parcours ahurissant,son combat incessant,son courage et son énergie incroyable mais aussi cette solitude ,ce raz le bol,ce cri d’alarme ,ce besoin d’aide quand on est mère d’un enfant qu’on aime mais qui est autiste ..cette maladie auquel aucun parent n’est préparé !!!Elle me l’a fait découvrir.. et j’ai été convaincu comme tout ceux qui ont participé à ce projet bénévolement ,de l’utilité d’être à ses côtés afin de faire évoluer les choses sur ce sujet méconnu pour beaucoup!

Sebastien Sonet (Realisateur):  Pour moi ce fut de coller le plus à la réalité de ce qu’ont vécu Manu, Noam et leur entourage.
Très tard dans le développement du projet, nous avons eu, Stéphane Cohen et moi-même, l’idée que cette histoire gagnerait en force et en réalisme si elle était racontée par une tierce personne (le papa de Manu)

Manuela Bruckert (Auteur): Le fil conducteur consistait à mettre en avant tout ce que les parents et leurs enfants subissent dans le handicap et ce quel que soit le handicap…La réalité au grand jour quant au monde médical, administratif et humain

Dj- B: Comment vous êtes vous rencontrés afin de construire ce beau projet?

M.B: Sébastien et moi nous nous sommes connus lorsqu’il a réalisé son super court métrage « Dévorant ». J’ai eu la chance qu’il me choisisse pour jouer le 1er rôle. Puis il m’a présenté Stéphane Cohen dont le charisme artistique est indéniable. Grâce à Facebook j’ai rencontré Michel Haton qui a revisité en partie le scénario avec Stéphane et Sébastien et j’ai eu l’énorme chance de réunir une formidable équipe d’acteurs, de figurants et de techniciens

S.T.B: Manuela m’a simplement fait une demande sur FB et m’a proposé de participer à son film

L.Z: Manuela m’a fait  découvrir l’histoire  et j’ai été convaincu comme tout ceux qui ont participé à ce projet bénévolement ,de l’utilité d’être à ses côtés afin de faire évoluer les choses sur ce sujet méconnu pour beaucoup!!

S.S:  J’ai rencontré Manu lors du tournage de mon premier court-métrage en 2012. Nous avons sympathisé malgré tout ce que je lui avait fait subir, et depuis, nous sommes resté en contact, puis un jour, elle m’a parlé de son projet et m’a demandé si j’acceptais de le réaliser… et voilà ( sourire )

Dj.B: Quelle a été la plus grande difficulté rencontrée lors de la réalisation du film? 

N.N: La plus grande difficulté dans la réalisation de ce projet? Je pense que Manuela qui a porté ce projet à bout de bras pourra mieux vous répondre que moi, disons si je me permet de répondre pour elle, quand vous faites un projet avec peu de moyen, c’est extrêmement compliqué de mener à bien des projets de long métrage, ça met beaucoup plus de temps. Maintenant il y avait autre pari ou pour nous les comédiens c’était aussi un vrai chalenge, de jouer avec le fils de Manuela qui atteint par la maladie. Ce fut une expérience tout du moins pour ma part qui dépasse la fiction et le cinéma, c’était avant tout une expérience humaine qui vous fait réaliser déjà la chance que l’on a quand on est en bonne santé, quand vous jouer face à un enfant autiste, on ne peut que se sentir humble et d’autant plus à l’écoute, ce genre d’individu ne triche pas…

G.A: La plus grande difficulté a sans doute été de faire exister ce film.
Encore une fois , l’argent étant le nerf de la guerre , tout le monde s’accorde à dire que dans budget , il est quasiment impossible de faire et de distribuer un long métrage , et quand on est inconnu dans ce milieu et qu’on traite d’un sujet comme l’autisme qui est loin d’une comédie , c’est encore plus compliqué .
Et pourtant ils l’ont fait

S.T.B: La plus grande difficulté à été de réussir à monter et finir le film, car très peu de budget donc c’est toujours compliqué

L.Z: La plus grande difficulté je pense à été de faire aboutir ce projet …Faire un film sans argent sans distributeur sans télévision et en étant inconnu au bataillon de cette industrie du cinéma est chose quasi impossible …et bien Manuela y est arrivée..Elle a réussi !!!Tenace elle a un pouvoir de persuasion énorme grâce aux ondes positives qu’elle dégage !!

M.B: Dans le film je joue mon propre rôle (il est évident que si nous avions eu le budget nous aurions demandé à Vanessa Paradis ). Le plus difficile a sans doute été de revivre chaque scène, de repasser par chaque émotion du passé, mais cela a été, après l’écriture du scénario, une excellente thérapie

S.S:  La plus grande difficulté, mais certainement aussi la plus grande richesse, a été de devoir tourner sans réel découpage préparé. Il fallait sans cesse adapter le cadre et les scènes aux gestuelles des enfants.
L’autre difficulté, que nous avions assez peu anticipée, a été de sa lancer dans ce projet de long métrage avec très peu de moyens financiers et techniques. Chaque « clap » était un vrai tour de force…En tout et pour tout, ce projet a mis 3 ans à voir le jour.

Dj.B: Pensez vous que la différence reste encore hélas pas assez représentée ?

M.B: Même si beaucoup d’associations s’investissent dans ce sens il n’y a pas assez de moyens pour aider tous les parents. Ceux-ci sont trop peu voir quasiment pas soutenu par notre gouvernement. Ainsi un grand nombre d’entre eux s’isolent… Ou vont jusqu’à se suicider. Il faut que les choses changent et pas uniquement en théorie !

S.T.B: La différence reste encore pas assez représentée . C’est indéniable !!

S.S : Très clairement oui. Pour avoir assisté à différents débats publics sur ce sujet, il est indéniable que l’accompagnement, le soutient et l’information des familles est, en France, très en dessous par rapport à d’autres pays.
Maintenant, si notre film contribue, ne serait-ce qu’un peu, à faire avancer les choses, alors nous aurons accomplie notre mission

G.A: La différence pas assez représentée .. je ne suis pas le mieux placé pour y répondre . Mieux vaut interroger Manuela sur ce point

N.N: Si la différence n’est pas suffisamment représenté? Je ne sais pas trop quoi répondre à ça, peut-être qu’effectivement on en parle pas suffisamment, nous ne sommes peut-être pas assez informé, quand les gens ne sont pas concerné, d’une façon assez générale les gens n’ont pas vraiment envie d’en savoir beaucoup plus, sans compter que la maladie fait peur, les gens veulent probablement se protéger de ça

L.Z: La différence fait peur surtout quand elle est liée à la maladie ,parce que méconnue .Il faut en parler pour éveiller les consciences et faire qu’elles soit plus représentée

DJ.B: Une Dernière question. Et vous ? Qu’Auriez-vous  fait ? 

M.B: Exactement la même chose

S.S: Certainement un Film (rires)

S.T.B: Ne pas fermer les yeux
Essayer d’entendre la détresse parfois qu’on peut lire dans leurs yeux quand ils veulent nous dire «  je ne suis pas si différent au point de me mettre sur le côté ou à l’écart , je suis là je ressens donc je vis et je veux être dans la vie avec vous tous , alors acceptez moi …. »

N.N:  J’aurais fait de mon mieux, il n’y a déjà pas de mode-d’emploi pour élever des enfants, mais des enfants qui ont un handicap, c’est bien plus difficile et compliqué pour les parents, c’est même je pense une des épreuves les plus difficiles si ce n’est la plus difficile que les parents peuvent rencontrer

G.A: Et moi , j’aurais fait quoi ?
C’est une excellente question … je ne sais pas si j’aurais eu le courage et la ténacité de faire la même chose .C’est pour cela que j’ai dit oui sans hésiter ❤ Un grand bravo

L.Z: Et moi qu’est ce que j’aurais fait? J’aurais fait de mon mieux, il n’y a déjà pas de mode-d’emploi pour élever des enfants, mais des enfants qui ont un handicap, c’est bien plus difficile et compliqué pour les parents, c’est même je pense une des épreuves les plus difficiles si ce n’est la plus difficile que les parents peuvent rencontrer…

S.S: Et en complément, je souhaite ajouter que nous ne remercierons jamais assez toutes les personnes, acteurs, figurants, techniciens, les gens de l’intendance,… qui de par leur générosité et leur humanité ont permis que cette fantastique aventure voit le jour.

DJ.B: Un grand bravo à vous tous , l´union a toujours fait la force

 

 

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A propos du rédacteur

Associeé , Journaliste Actumedias.fr

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