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Son dernier album studio remonte déjà à quelques années . A l’occasion  du 50e anniversaire de ses débuts de chanteur, Alain Chamfort est de retour avec « Le désordre des choses », un album qu’on dit être le meilleur de sa carrière 

Dès son plus jeune âge, Alain apprend le piano qui deviendra son instrument de prédilection. Il prend des cours avec un professeur dans une des salles du casino de la ville d’Enghien. Il passe plusieurs concours en 1957, 1958 et 1959 et remporte le concours Nérini au cours duquel ses prestations sont enregistrées sur un disque monoface pour la famille.

Adolescent, il renonce à entrer au Conservatoire national supérieur de musique et de danse, alors qu’il s’y est préparé. Il fonde assez rapidement son premier groupe avec un ami, Les Dreamer’s. Avec un troisième musicien, ils jouent principalement les standards de jazz d’Art Blakey, Jazz Messengers, Erroll Garner, John Coltrane, Art Tatum.

Alain Chamfort finit par quitter le groupe pour se joindre au groupe Les Shaker’s de Houilles avec qui il gagne un concours. Devenu Les Murator’s, le groupe joue le répertoire des Beatles, tous les dimanches après-midi à Argenteuil, à la Porte Saint-Germain, dans une salle louée située au-dessus d’un magasin de meubles, devant tous leurs fans venant de toute la région, pendant plusieurs années. L’une de ces fans, la chanteuse Séverine, rejoint le groupe pour chanter Goldfingers et des chansons en vogue de ces années-là. Le groupe finit par se séparer. Alain rejoint alors les Mod’s et en devient le leader, et pour la première fois, se met au chant. Les Mod’s signent chez Vogue et enregistrent un 45 tours dont la chanson principale J’veux partir est composée par Alain. Ils sortent ensuite un deuxième 45 tours sans succès. La chance vient aux Mod’s grâce à Jacques Dutronc qui leur propose de l’accompagner sur sa chanson « Et moi, et moi, et moi » pour quelques émissions de télé du moment. Dutronc finit par reprendre ses anciens musiciens, mais propose à Alain de rester et compléter son groupe, ainsi qu’à un autre membre des Mod’s’, Jean-Pierre Alarcen.

Alain Chamfort enregistre plusieurs titres avec Dutronc, comme On nous cache tout, on nous dit rien, La Fille du Père Noël, Les Play-Boys, J’aime les filles (où Alain joue les introductions au piano), Les Cactus… Il participe ainsi au 1er album de Dutronc qui est publié en octobre 1966 ; Alain quitte ensuite Dutronc pour enregistrer quelques titres seul, et sous le nom d’Alain Legovic (son vrai nom étant Alain Le Govic), en signant avec Dick Rivers qu’il a rencontré lors des événements de mai 68.

Au retour d’un séjour à Londres, il enregistre un nouveau 45 tours avec Étienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc à l’époque. De 1968 à 1970, Alain enregistre cinq 45 tours qui ne rencontrent pas de succès. L’un des derniers disques ne sera pas commercialisé, un autre ne paraîtra qu’en Allemagne.

Claude François lui propose de travailler avec lui, c’est la période Flèche. Tout d’abord, il est compositeur avec Michel Pelay pour certains artistes et choristes, puis grâce à une proposition de Claude François, il enregistre un disque, d’abord une maquette avec Alain et Pelay qui chantent ensemble, puis d’un commun accord, il est décidé qu’Alain chantera seul

Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop marqué régionalement et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire. Les deux artistes se mettent d’accord sur Chamfort. Alain connaît ses premiers succès dès son premier 45 tours, Dans les ruisseaux, en 1972. Puis il enchaîne les succès commerciaux Signe de vie, signe d’amour, L’Amour en France, Adieu mon bébé chanteur) et les tournées.

Il reprendra en 1975 la chanson de Barry Manilow Could It Be Magic sans grand succès. C’est Donna Summer qui fera décoller cette chanson l’année d’après

Ensuite, les rapports avec Claude François se détériorant, Alain quitte le label Flèche et continue sa carrière seul. Il emmène avec lui Gérard Louvin, qui devient, jusqu’en 1982, le gérant de la société de production de Chamfort (ACO Music) et le manager d’Alain, et Michel Pelay

La carrière d’Alain Chamfort connaît des hauts et des bas mais surtout des chansons qui ont marqué  la chanson française.

On souhaitre que son nouvel album rencontre le même accueil de son public

Retrouvez Alain Chamfort en concert le 15 Novembre au Trianon 

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A propos du rédacteur

Associeé , Journaliste Actumedias.fr

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